Nous avons testé : les couches Lillydoo

En Mai 2017, j’étais encore enceinte et je découvrais les couches Lillydoo via Facebook (comme quoi la publicité Facebook est un très bon outil marketing…). Je trainais souvent sur des blogs de mamans et articles liés à bébés via des webzines et autres. Le scandale des couches trop chimiques pour les bébés avait déjà éclaté. La marque proposait des couches 100% naturelles avec 0 parabène, ni perturbateurs endocriniens en tout genre et, certifié par le standart 100 Oeko-TEx (qui nous indique bien que ce n’est pas une manipulation par jeux de mots ou petites astérisque cachée). Je n’avais plus envie de faire de stocks de couches via Vente Privées (trop encombrant) et j’avais envie de couches plus saines pour mon bébé. Je décidais donc de commander leur kit d’éssai gratuit avec couches et lingettes en taille 4 et Lou allait être ma testeuse !

 

Finalement, ayant toujours un milliard de choses à faire – je tiens à préciser que ceci n’est pas une plainte – même enceinte (déménagement, emménagement et aménagement, cartons, rangement, fatigue, bébé, famille, sport, etc.), je n’ai pas pu la faire tester à Lou avant l’arrivée de Jude mais me suis tout de même lancée à la naissance de Jude.

Je n’avais pas pris la peine d’acheter ne serait-ce qu’un paquet de couches pour la sortie de la maternité et c’était une solution plutôt facile pour les recevoir directement chez soi sans passer par la case “mission courses avec deux bébés”. Il me resterait assez de couches que la clinique nous donne pour faire le relais avant de recevoir le colis.

Je passais donc commande pour 246 couches en taille 1 avec le motif “Little Blowballs”.

Le service est très bien fait et vous propose de choisir entre plusieurs formules en fonction d’une estimation du nombre de change par jour de votre bébé. Je crois que j’avais choisi 8 si mes souvenirs sont bons. J’avais également choisi d’avoir des lingettes, qui nous sont très utiles lors de nos nombreux déplacements (on sortait beaucoup – trop – au restau’ avec Lou) en famille. Lillydoo allait donc me livrer directement au pied de la porte les couches tous les mois et demi, sans que je ne me soucie des stocks ! Quelle liberté d’esprit quand vous avez un nouveau né et un bébé d’à peine 13 mois à gérer (en plus de tout le reste) ! Pour la modique somme de 62€25 frais de livraison compris : ce qui équivalait à un coût de revient à 0,25 centimes par couche. Ma foi, c’est à peu près ce que je payais pour les autres chimiques, donc j’étais ravie !

 

 

Verdict

Après les avoir portées quelques mois; aucune fuite ! Les couches étaient vraiment douces au toucher et très jolies (on peut choisir notre motif favori lors de la commande). Au début j’ai pensé qu’il y avait vraiment trop de lingettes mais je me suis vite ravisée car on croirait que notre nounou les bouffe tellement elle m’en demande souvent ^^’

Le seul minus que j’ai trouvé étant la taille des couches : je trouve qu’elles taillent vraiment petit et pour un beau gabarit comme Jude il fallait changer bien trop souvent de taille. Mais du coup ça peut être un avantage d’un autre point de vue car les couches fit très bien le bébé.

J’ai avec regret dû arrêter notre abonnement car j’en ai trouvé des beaucoup moins chères (réduction budgétaire oblige) chez Auchan (beaucoup moins jolies forcément) qui me livre également mes courses tous les mois pour 8€ de frais de port (ça m’a changé la vie depuis que je suis maman).

En tout cas, si vous en avez les moyens, le concept et les produits sont vraiment fiables et séduisants; à l’arrivée du 3e, j’essayerais bien leurs concurrents Joone “les couches saines, stylées et made in France” pour consommer local ! Bien sûr, j’alterne toujours avec mes Hamac préférées (qui viennent de sortir de tous nouveaux modèles d’ailleurs, trop craquants, que je m’efforce avec difficulté à ne pas acheter) !

 

Tout commença par la naissance d’une cacahuète

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” Tout commença par la naissance d’une cacahuète … en voici le récit 💕

4h00 : j’entends le mâle se lever il est malade il a chopper la gastro. Ça fait que 2h que j’ai trouver le sommeil. Je lui donne des médicaments, m’occupe un peu de lui et retourne me coucher.

5h30 : je dormais paisiblement quand tout d’un coup je me réveille sans savoir pourquoi avec la furieuse envie de me lever. Je bondis du lit telle une lionne enragée de manière complètement automatique. 30 secondes plus tard : sensation de chaleur entre mes cuisses et autant vous dire que c’était pas une envie sexuelle puissante 😁je vais aux WC, sous vêtements mouillés mais pas trop. J’ai un doute si j’ai bien fissuré ou non. Je décide de me changer et de voir comment ça avance : je ne veux pas réveiller le mâle malade (et donc mourant !!) inutilement. Le temps d’éteindre la lumière et re mouillée. Ok je doute plus trop ! Je réveille doucement et calmement ma moitié “chéri je crois que j’ai perdu les eaux” il se lève droit comme un i “c’est une blague ?!” J’ai envie de remuer le cul en levant les bras vers le ciel et crier “poisson d’avril !” Juste pour déconner ! Re-instinct de survie je réponds sagement “non”. Le mâle se frotte les yeux et réalise ce que je viens de lui annoncer d’un coup d’un seul “faut que je lave quelque part ?” Là j’ai pas pu m’en empêcher “non ! Et le matelas n’a pas fondu !” 😂 bref je prends une douche, je Check que mon épilation est au mieux de sa forme, je donne au mâle des médicaments histoire de bien plâtrer son ventre avant de partir (le pauvre n’a toujours pas été à la selle depuis 😅)

6h00 : arrivée aux urgences. Pipi dans le pot, bilan sanguin, monito. Je dis a la sage femme “j’ai quand même un doute si j’ai bien fissuré”. Pieds dans les étriers. “Avancez un peu les fesses madame”. Flaque d’eaux dans les crocs de la sage femme. “Moi j’en suis sure vous avez perdu les eaux !” “Je viens également de perdre ma pudeur et ma dignité, vous ne les auriez pas vu par hasard ?!”

6h30 : on m’attribue la dernière chambre disponible de tout l’hôpital mère-enfant. Le mâle n’a pas de fauteuil, la télé ne fonctionne pas et la douche fuit. Tant pis au moins j’ai un lit ! On se sert a deux dedans. Apres tout c’est comme ça que tout a commencé non ?! 😁

8h00 : la gentille sage femme mal baisée débarque comme une furie dans ma chambre “l’interne a appeler vous avez une PCR a 12, on fait donc un protocole clamoxyl 1g x3 toutes les 6h” elle pose 3 comprimés sur la table et tourne les talons sans sourciller. J’ai meme pas d’eau ! Je vois que mon mari est perdu : moi j’ai compris son jargon médical. C’est mon métier aussi. Mais pas lui. Je lui explique que je dois prendre 1comprimé toutes les 6h car j’ai une petite infection. “Ah ben c’est plus clair comme ça” oui c’est sur chéri …

13h30 : j’ai toujours pas revu la mal baisée – euh pardon – la sage femme. J’ai pas été ausculter depuis les urgences pourtant les contractions arrivent. Je gère moi même le truc en les chronométrant et en notant l’intensité – plutôt autonome la patiente quoi ! Je décide de rappeler la “professionnelle de santé” pour la 3e fois. Elle vient en traînant des pieds. Je lui dis :

“- j’avais une question par rapport au clamoxyl (…)
– oh vous n’avez rien écouter de ce que je vous ai dis ce matin !!!
– Si ! Mais enfaite je veux savoir si mon bebe aura besoin d’antibiotiques à la naissance ?
– Biensur que non ! (J’ai envie de lui mettre un coup de bidon en plein dans sa poire 🍐 mais je m’abstiens)
– Vous allez m’ausculter quand ?
– Je vous dirais quand vous irez en salle de travail
– Oui mais vous saurez comment que c’est l’heure si vous m’auscultez pas ?
– Je vous dirais
– Ok (je réfléchis encore une fois à la frapper violemment) j’ai des contractions toutes les 9minutes et elles durent en moyenne 1min10
– Estimez vous heureuse que le travail se déclenche seul ! “

Et elle tourne les talons ! C’est pas plus mal car pour le coup moi ou le mâle on lui aurait arracher les yeux.

16h00 : on vient me chercher pour aller en salle de travail. Comment la décision a été prise ? Mystère ! Monito.

16h30 : le monito confirme 1 contraction toutes les 9 minutes. Ouverte à 1. Bref le col n’a pas bouger depuis ma visite à la sage femme la semaine d’avant 😱 on me met un tampon en me précisant “ca peut rester en place 24heures” ok je sens que ca va être long ! Je réfléchis à comment passer le temps. J’hésite à dire a la sage femme que je ne veux plus d’un bebe et que je préfère un chat 🐱. Sans omettre de lui préciser que j’ai “mûrement réfléchis à la question” juste histoire de voir sa réaction 😬

18h30 : fin du monito. Contractions toutes les 4 minutes. Je souffre déjà ma race. J’espère qu’on me dise que je suis dilatée a 3 et qu’on va me poser la peri. Auscultation. Dilatée a 2. J’en crois pas mes oreilles ! Tout ce travail pour 1 petit cm ?! Je prends conscience de l’ampleur du boulot qu’il reste à accomplir. Je déprime. On me conseille de faire du ballon pour aider le truc.

19h00 : je supplie mon mari d’appeler fissa quelqu’un. J’hurle comme jamais j’ai hurlé. Quelqu’un arrive. “Bonjour je suis Maeva étudiante sage femme. Je viens juste de prendre mon poste. Je ne connais pas encore votre dossier je le consulte et je reviens. Mais on vient de vous ausculter il y a trop peu de temps rien aura bouger. Il faut attendre 1h entre deux vérifications. Je reviens donc dans 30 minutes”.

Si je pouvais remonter le temps je dirais a Maeva “Tu trompes ma chérie c’est pour ça que tu es encore étudiante, tu dois apprendre jeune Padawan. Mais je ne t’en veux pas car dans quelques temps tu seras devenue ma meilleure amie pour la vie.” En lui chantant la fameuse chanson de Lorie. Bon j’ai pas le pouvoir de remonter dans le temps c’est dommage. Ca aurait été un grand moment !

19h30 : j’hurle comme une lionne. Auscultation. “Vous êtes a 4, on va allez en salle de naissance et poser la peri”. Maeva je t’aime. J’ai donc prit 2cm en 1heure. On fait sortir le mâle. Tout va très vite. Perfusion, champ stérile, ECG, monito, tension. J’ai des contractions de malade mental. J’ai jamais eus mal à ce point de ma vie.

J’ai une douce pensée pour les mamans qui accouchent au naturel en me disant “quand je vois comment j’en chie a 4 … j’imagine pas à 8!!” Ahah ! Ignorante que je suis à ce moment là ! Encore une fois j’aimerais avoir le pouvoir de revenir en arrière et me parler a moi même … encore une fois je ne peux pas.

L’étudiante anesthésiste me pose la péridurale. “Dans 20 Minutes ca agira”. 20 Minutes se sont écoulées et le facteur n’est pas passer 🎵. On renvoi une dose dans la peri. J’hurle. Pas de trace du facteur à l’horizon : il a dut s’arrêter boire l’apéro chez le voisin le salaud. Encore une dose. Et encore une. J’ai de plus en plus mal j’entends “pourtant elle est bien posée je ne comprends pas” oui ben moi non plus je comprends plus rien là …

Maeva est avec moi. Elle remplace le mâle. M’aide à souffler et m’autorise à lui broyer la main. Elle est douce et aimante. Elle a mon âge environ. J’ai envie qu’elle soit ma maman tellement elle me couvre d’amour. Ce bout de femme est un ange.

Elle me dit qu’elle va partir chercher mon mari. Je la menace tres sérieusement “Maeva si vous partez je vais paniquer”. Elle part. Dans ma tête ça fait “panique pas. Panique pas. Panique pas” mais enfaite je panique grave !

Le mâle revient. Aucune idée de combien de temps il est parti. Il me parle. J’ai l’impression qu’il me fait une dissertation sur les pouvoirs de la danse de la pluie dans les zones arides du Sahara mais en Zoulou. Ou un truc du genre 🙄. Ca m’empêche de me concentrer sur ma respiration, ca me rend dingue. Il n’arrête pas de me parler. Encore et encore. Inlassablement. Par la suite j’apprendrai qu’en réalité nous avons échanger ce dialogue :

– Ca va mon amour ?
– non
– Qu’est ce qui se passe ?
– TA GUEULE. J’ACCOUCHE !!
😂😂😂😂

Par la suite je me suis donc (un peu) excusée.

Je m’attends à ce qu’on me dise “madame ca y est la péridurale à marcher vous allez bientôt être soulagée !”

Ignorante.

Je dis “j’ai l’impression de la sentir plus bas Maeva”

La “vraie” sage femme arrive. Auscultation.

J’entends “je vois la tête madame, elle est là il va falloir qu’on pousse”

J’ai toujours pas la péridurale. Je panique à nouveau. Je réalise que mon sac avec les habits de naissance est resté dans la chambre. J’en informe l’assemblée. Ca me paraît tellement important. Je fais chier mon monde avec mon sac. A ce qu’il paraît c’est pas la priorité du moment. Mais moi je plane complet ! Il me faut mon sac.

“Quand y a une contraction on pousse”. 3 fois. Elle est là. La péridurale quand à elle ben elle est encore avec le facteur. Chez le voisin. Je ne capte rien du monde qui m’entoure.

20h56 : ma merveille est née. Il y a 1h30 je réclamais à peine la péridurale …

On me parle. J’entends juste “cordon”. Je ne vois pas le mâle prendre fièrement des ciseaux pour le couper. Je comprends qu’on a pas dit “couper le cordon” mais plutôt un truc du genre “cordon autour du cou”. Par la suite j’apprendrais que mademoiselle cacahuète avait fait de la corde à sauter. Elle avait le cordon autour du cou, de l’épaule, de l’abdomen et de la hanche. Mais pas serré ! Ouf !

Elle crie un bon coup. Fierté maternelle !
On coupe le cordon en plein de morceaux pour la démêler de son sac de noeuds. Maeva a mal serrer un clamp. Elle coupe. Massacre a la tronçonneuse : giclée de sang. L’aide soignante a en a plein la blouse, le visage, les cheveux. Y en a même sur le mur !! Elle apprend la jeune Maeva ! Je suis sure qu’elle vérifiera toujours à 2 fois si le clamp est bien serré à l’avenir.

Peau a peau. On me dit qu’elle est trop petite. Bla bla bla Hypothermie
Bla bla bla couveuse. J’ai peur. On me reexplique : on la laisse que le temps qu’elle se réchauffe.

On me parle de la délivrance. On attend qu’elle se fasse.
On attend encore.
Encore.
On me dit “il ne reste que 2 minutes pour l’expulser madame”
“Il se passe quoi au bout de 2 Minutes ?!” “On va le chercher madame”. Je pousse. Rien. Elles appuyent a 2 son mon ventre. Rien. Acuponcture. Rien.

On me fait une “révision utérine”. J’aimerais que ça soit une blague de ma part. Non c’est le vrai terme médical. En gros la nana va chercher le placenta à la main et le décolle telle une vulgaire ventouse de salle de bain. On me dit “au moins la péridurale servira à ca” mon cul ouais ! Je souffre quand même ! Il sort enfin le coquin. Je dis en déconnant :

– je sais pas a quoi ça ressemble mais ca a l’air d’avoir une forme bizarre”
– Vous voulez voir ?! (Ok c’était peut être pas le moment de faire une blague. Je regrette.)
– Non je préfère rester ignorante
– Le mâle : t’as raison chérie c’est mieux 😅😅 je crois que lui il a tout vu

Quelques petits point “pour le côté esthétique de la chose”‘me dit Maeva. Elle prend son temps. Encore une fois elle apprend ! Elle appelle la “vraie” sage femme pour qu’elle vérifie son travail. Elle lui dit que c’est parfait. Et là … c’est le drame ! “Où est le tampon ?!” (NDLR : celui qui m’a déclencher). Je rigole a cœur joie. Au fond je suis jalouse c’est une bonne blague j’aurais aimer la faire moi même. Je les vois regarder par terre “c’est une blague ?!” On m’explique que non. On est presque sûr qu’il est tomber hein mais faut qu’on vérifie. Gant stériles. Fouilles archéologiques : rien. Maeva soulève un pauvre morceau de papier du haut de la poubelle et dit “ah ! Il est là le tampon” je regarde la “vraie” sage femme qui a encore sa main dans mon intimité “vous auriez pas pu commencer par là ?!”

On nous rend Emy de la couveuse. Peau a peau et moment d’intimité a 3. On est une famille !!!

Depuis tout se passe bien. Nous avons reçu en pleine gueule 2,4 kg et 44 cm de bonheur ! ”

 

Amandine, une mère débordée et débordante, maman d’emy 15 mois

Le contentement

Photo by Fernando reyes via Unsplash

 

Cet article est, sans l’avoir planifié, de circonstances; vous allez rapidement découvrir pourquoi. 

 

J’ai revu aujourd’hui quelqu’un que j’affectionne tout particulièrement. Nous nous sommes vus, comme généralement, dans le cadre du boulot, tout comme lors de notre rencontre.

Lorsque je l’ai rencontré, je l’ai trouvé grand, intelligent et plein de charme. Il avait ce truc qui me plaisait tant chez un homme : il était entrepreneur. Nous partagions des valeurs que je découvrirai plus tard comme communes.

Un jeu de séduction s’était engagé et je n’avais pas osé lui dire que j’avais quelqu’un, depuis récemment, dans ma vie. Par peur de “le perdre”. Je le lui ai avoué au 3e rendez-vous, pour ne pas le blesser. Alors nos rapports se sont arrêtés au professionnel, avec, pour ma part du moins, cette part d’admiration, d’amitié, de confiance et de bienveillance.

“Tu sais, je suis amoureux de toutes les femmes alors je me raisonne.”

Je connaissais bien ça. Il me ramenait quelques années en arrière; moi, étudiante à New York, disant à une de mes dates “I can’t be with you, I love men too much”.

“Une fois que tu as mis le doigt dans l’engrenage tu ne sais pas où ça peut te mener. Il y a d’autres choses à partager, qui ont de la valeur.”

Je ne sais pas comment la conversation à mener à cela, j’étais trop préocupée à ressentir cette sensation que j’avais presque oubliée, qui m’avait tant manquée; ce trop plein d’amour qui vous dit que vous êtes juste bien, là, maintenant. “It makes my day”, comme on dit.

Je revoyais mon conjoint à travers sa dernière phrase, avec laquelle j’étais plutôt d’accord :

“Je pense qu’il faut apprendre le contentement.”

On peut passer toute sa vie à imaginer ce qu’elle pourrait être si nous avions fait d’autres choix, pris d’autres voies (Cf “Mister Nobody”). Seulement, ce n’est pas telle ou telle personne, voire institution, qui nous rendrait plus ou moins heureuse. Je pense que nous choisissons déjà avec nos critères personnels primordiaux, avec une certaine balance et, que nos choix correspondent à nos besoins du moment.

Bien sûr ce ne peut être LA personne de nos rêves ou LE job de notre rêve, car l’idéal en tant que tel n’existe que dans notre imagination. Néanmoins, on peut travailler ensemble pour s’y rapprocher, communiquer, faire des compromis, voir les choses sous un autre angle, prendre ce qu’il y a à prendre et surtout; donner.

Une phrase qui m’a particulièrement marquée et touchée lors du mariage d’un ami était celle du prêtre qui les mariait : “vous promettez de faire tout votre possible pour rendre votre époux(e) le meilleur possible, donner pour l’élever et le rendre bon”. C’était à peu près ça. J’en ai pleuré. C’était la clef. 

Je pense en effet que pour chaque choix que nous faisons, nous avons des responsabilités. Des responsabilités non verbalisées, comme un contrat sous-jacent et inconscient (Serge Hefez en parle dans son livre “La Danse du Couple”) comme le fait de devenir parents par exemple, vis à vis de nos enfants, et, certaines signées (lors du mariage par exemple, vis à vis de son époux(se)).

La série “Travelers” de Netflix m’a également fait pensé à ça. — Oui je philosophe souvent sur des séries alors que la thématique première ne parle pas de cela. – Dans la série, des voyageurs du futur viennent dans le corps de personnes qui vont mourir, au même instant, par éthique et surtout pour ne pas trop modifier le futur. L’un de leur protocole étant de ne pas penser au futur (donc à leur passé à eux) et, un autre, de prendre le cours de la vie de la personne qu’ils ont pris comme hôte. Ne pas trop penser ni au futur, ni au passé, afin de ne pas ressasser ni s’angoisser. Faire les choses au jour le jour comme conseillé si spirituellement chez les alcooliques anonymes (vous vous demandez peut-être comment je le sais mais c’est une autre histoire) et, se réjouir de chaque victoire nous menant à notre but ultime. Être là, ici et maintenant, tout simplement, en pleine conscience.

 

Demain, c’est la Saint Valentin.

J’aime moi aussi profondément plusieurs personnes (qui se comptent sur les doigts de la main, en dehors de ma famille) et j’accueille cet amour avec bienveillance et reconnaissance. Je pense que c’est une grande force et que l’amour peut se ressentir pour plusieurs personnes à la fois (jusqu’à arriver à l’Amour avec un grand A, le tout). Je fais confiance à la vie et je me fais confiance; j’ai choisi d’être avec mon conjoint, de devenir sa femme, d’avoir deux enfants avec lui. De construire avec lui. Ma famille, mon cocon. Alors oui, parfois c’est difficile, parfois il y a des conflits (surtout avec deux grossesses d’affilées et deux bébés en bas âge, les non-nuits et tout le tralala, en plus du fait de devoir vivre au quotidien avec l’autre), parfois ça part totalement en vrille ! Mais lorsqu’on voit le résultat de tant d’efforts mutuels dans le même but qu’est de rester soudé, de travailler sur le don, sur des valeurs comme la compassion, l’entraide, l’écoute, la bienveillance et la compréhension d’autrui, on se dit qu’on ne s’est pas trompé(e) et, que pour rien au monde on y mettrait des “si”.

Alors, peut-être existe-t-il dans une autre dimension, une autre moi avec un autre quelqu’un, et, j’espère qu’elle aussi sera heureuse.

Ce n’est pas l’extérieur qui façonne notre vie, c’est bien nous.

Les animaux morts

Photo by Yulia Vambold via Unsplash 

 

Cette nuit j’ai fait un drôle de rêve. Je me promenais dans un magasin de type « Jardiland » et réalisais d’un coup que j’avais laissé mourir plusieurs animaux domestiques que j’avais laissé en cage (un furet, un lapin…) dans la chambre de mes filles, tout simplement en oubliant de les nourrir, en oubliant qu’ils étaient là. Terrifiant.

 

Etait-ce là l’image de ma vie en ce moment ?

Une vie où je coure tellement à gauche à droite pour essayer de concilier maison, famille et boulot (et finances au passage) pour finalement ne réussir à m’y retrouver nulle part. Laissant mon corps et ma santé en pâtir. N’étais-je pas assez (ou pas du tout) à l’écoute de mes besoins primaires ? Etais-je frustrée de ne pas pouvoir prendre soin de mes filles comme je le voudrais ? Certainement.

Il y a quelques semaines, je me décidais d’aller — enfin — chez le médecin, car je n’en pouvais plus. Verdict : 8 de tensions et un avertissement. Elle a voulu m’arrêter m’expliquant (comme ma sage femme me l’avais déjà dit) que j’étais épuisée. La cause ? Le surmenage.

« Vous avez deux bébés en bas âges, rapprochés, qui ne font pas vraiment leurs nuits, vous n’avez pas encore pu récupérer de vos accouchements que vous retravaillez déjà et, dans l’événementiel et, pour couronnez le tout, faîtes près de 3h de transports par jours et vous vous posez des questions ? »

Oui, je m’en posais car ça n’avait vraisemblablement l’air de choquer personne, ni même mon mari. Certainement un problème sociétal.

La Wonderwooman est maintenant devenue un classique.

Une femme qui n’arrive pas à gérer foyer famille et boulot en même temps n’est pas digne de ce nom. Faites donc le test en prétendant être maman au foyer lors de discutions et vous verrez. Pourtant, ce job à plein temps est bien souvent plus difficile que la plupart des « vrais » jobs.

J’avais mal partout — spécifiquement au bassin, tout le long de la colonie vertébrale et aux cervicales — et perdu pas mal de poids, j’étais fatiguée avec une envie de dormir en presque permanence mais je ne pouvais pas, ni financièrement, ni moralement, m’arrêter de travailler : j’avais des responsabilités à tenir, et au boulot, et au niveau du budget. Surtout, je venais de sortir de 6 mois de congé maternité et nous venions de nous remettre financièrement de plusieurs mois difficiles. Dans quelques jours, il y aurait les vacances et je serai de nouveau d’aplombs. Oui, mais pour combien de temps ?

Je savais pertinemment que ce n’était pas une situation pérenne.

Mes patrons n’ayant pas acceptés de me donner un jour de télétravail, il me fallait réagir. Lors de mon congé maternité, l’idée de changer de métier m’avait traversé l’esprit. Oui, mais pour faire quoi ? Qu’est-ce qui me plait et m’intéresse vraiment ? Qu’est ce qui me fait vibrer ? Changer de métier ou de secteur ? Lancer quelque chose ? Un nouveau projet ? Avec quels moyens ? Faire un bilan de compétences peut-être ? Trouver un travail plus proche ? Passer au 80% ? Suis-je prête à être moins payée ? Beaucoup de questions qui restaient sans réponses. Finalement, un moment d’introspection est peut-être bienvenu. Ne dit-on pas de l’hiver qu’il est propice au retour à soi et la l’introspection, au moment où la nature se régénère et prépare les bourgeons du printemps ?

Mini Charlotte aux Fraises

Bébé dès 12 mois

Pour les 1 an de Lou, je lui ai préparé une mini Charlotte aux Fraises. Lou adorait les fraises et les broyait même sans dents ! C’était donc le gâteau qu’il lui fallait ! Elle a évidemment adoré ! J’ai utilisé un petit pot en verre de chez Comme des Papas en guise de moule mais vous pouvez aussi prendre un Babybol Babymoov ou encore un mini Tupperware, le tout c’est qu’il faut qu’il soit refermable !

Ingrédients:

  • des boudoirs
  • les fruits de votre choix
  • 1 Gervita par mini Charlotte
  • de l’eau minérale

1- Couper les fruits en petits morceaux et mélanger avec le Gervita ou un autre yaourt de votre choix.

2- Tapisser le petit pot avec un morceau de papier cuisson pour faciliter le démoulage.

3- Tremper un tout petit peu les boudoirs dans l’eau minérale (selon les marques, ils peuvent vite devenir de la bouillie) et faire le tour du petit pot et le fond.

4- Verser dessus le mélange yaourt-fruits.

5- Refermer avec des boudoirs, fermer le petit pot et, laisser prendre 1 nuit au frais.

Comme dirait Lou : “Mam mam !”

 

Recette originale de chez Baby Proof.

Pâte à tartiner noisettes

Pour bébé dès 12 mois

 

Une recette simple et healthy adaptée à bébé dès 12 mois !
Parfait pour la chandeleur !

 

Ingrédients

  • 60 g de chocolat noir
  • 70 g de beurre doux
  • 125 g de poudre de noisette
  • 90 g de sucre en poudre
  • 100 Dl de lait de croissance

1 – Faire fondre le beurre et le chocolat au bain-marie

2 – Mélanger tous les ingrédients

3 – Conserver au frais

 

Vous pouvez aussi (si vous avez la machine) mixer des noisettes décortiquées au moulin à café si vous ne trouvez pas de poudre de noisette (mais cela se trouve très facilement dans les magasins bio ou de vrac).

Purée Concombre-Kiri

Photo de Tanaphong Toochinda via Unsplash 

Une recette facile avec du lait, pour bébé dès 6 mois !

 

Temps de préparation : 10 minutes / Temps de cuisson : 25 minutes

 

Ingrédients

4 pommes de terre
1 concombre
2 Kiri
Sel et poivre

 

Eplucher et faire cuire les pommes de terre à la vapeau avec le concombre.
Mélanger avec un mixer et ajouter les kiri, le sel et le poivre.

C’est prêt !

Cake au citron et à l’huile d’olive

Photo de Charles Deluvio via Unsplash

Le citron est riche en vitamine C, qui, a une action stimulante sur le système immunitaire (utile en hiver) et antioxydants (permet à nos cellules de lutter contre les attaques des radicaux libres accélèrent le vieillissement). Sa forte teneur en potassium en fait un aliment pas du tout acidifiant, contrairement à ce qu’on pourrait penser !

Pour 6 personnes
Temps de préparation : 25 minutes / Temps de cuisson : 1 h 25

 

Ingrédients :

3 petits citrons jaunes non traités

150 grammes de farine de blé

75 grammes de farine de riz

1 sachet de levure chimique

1 pincée de bicarbonate de soude

1 pincée de sel

110 grammes de sucre de canne

4 oeufs

60 grammes de miel

70 grammes de yahourt

7 cl d’huile d’olive + 1 filet pour le moule

2 cuillers à soupe d’amandes effilées

 

  1. Préchauffez le four à 180° (th. 6). Prélevez le zeste de 2 citrons et pressez-les. Tamisez les farines, puis mélangez-les dans un saladier avec la levure, le bicarbonate et le sel.
  2. Coupez le dernier citron en fines rondelles. Faites chauffer 30 cl d’eau avec 30 grammes de sucre de canne dans une casserole. Fouettez le mélange jusqu’à ce que le sucre soit dissous. Portez à ébullition, puis disposez les tranches de citron dans le sirop et laissez-les confire à petit frémissement pendant 1 heure.
  3. Séparez les blancs des jaunes d’oeuf. Fouettez les jaunes d’oeufs avec le sucre de canne restant et le miel, jusqu’à ce que le mélange soit lisse. Incorporez le yaourt, l’huile d’olive, le jus et les zestes de citron. Ajoutez ensuite le mélange d’ingrédients secs en le versant en pluie, tout en fouettant.
  4. Montez les blancs d’oeufs en neige, puis incorporez-les délicatement à la pâte en la soulevant à l’aide d’une spatule pour ne pas casser les blancs.
  5. Huilez légèrement un moule à gâteau et versez-y la pâte. Enfournez pour environ 25 minutes de cuisson. Le gâteau est cuit lorsque la lame d’un couteau enfoncée à coeur en ressort sans traces de pâte. Démoulez le gâteau et laissez-le refroidir sur une grille.
  6. Faites griller les amandes dans une poêle sans matière grasse. Passez un peu de sirop de cuisson des citrons sur la surface du gâteau, puis, décorez-le de tranches de citrons confites et d’amandes effilées.

C’est prêt !

Galipoli Fabrique

Dans mon objectif de zéro déchet, de produits plus sains et d’économie, j’avais décidé de fabriquer moi même mes produits d’entretien ménagers. Plusieurs obstacles se sont alors confrontés à moi : il fallait bien souvent trouver les produits bruts dans différentes enseignes (pas forcément évident mis à par pour le bicarbonate et les cristaux de soude ainsi que le savon) et, parfois les « cuisiner »; faire un peu de chimie. Moi qui avait déjà du mal à faire la cuisine pour manger !

De fil en aiguille j’ai découvert Galipoli Fabrique, qui propose des contenants avec recettes intégrées et, toutes les matières premières nécessaires à leur confection ! Sur chaque bouteille (Lessive, Produit vaisselle, nettoyant vitres, wc, etc.) figure des barres de mesures afin de verser, au fur et à mesure, le bon dosage d’ ingrédient pour élaborer le produit. Plus besoin de peser ni de liquéfier, le procédé devenait si simple, sans contrainte !

Le design des bouteilles est très simple et joli : en plastique transparent avec une partie en caoutchouc agrippant de couleur, qui les classe par catégorie (adoucissant et poudre pour la lessive en rose, liquide et poudre lave vaisselle en beige…). Avec soit un bouchon à clapet, soit muni d’un vaporisateur. Elles sont évidemment réutilisables.

Il suffit donc par la suite de ne racheter que les matières premières ou seulement celles qu’on ne trouve pas dans le commerce en général mais, les prix restent raisonnable et diminuent en fonction de la quantité choisie, ce qui est un avantage. Moi qui suis adepte de l’achat en ligne, ça me convient parfaitement ! Pour les plus motivés il est possible de n’utiliser que leur livre de recette afin d’avoir ses propres contenants mais les mêmes contraintes revenaient pour moi.

Au fur et à mesure je me suis procurée toute leur gamme de produits et, en plus de faire de sacrées économies en produits d’entretiens ménagers, je sais exactement ce qu’ils contiennent ! Pour ma part, je n’utilise que quelques gouttes d’huiles essentielles de lavandes ou d’agrumes car les bébés ne peuvent supporter que celles-ci (il faut vraiment faire attention avec l’utilisation des huiles essentielles si vous avez des bébés et enfants en bas âges car cela peut être très dangereux pour eux : surtout, bien les diluer et regarder ce que l’on peut utiliser ou non, âge par âge).

Galipoli propose aussi des box par catégories, comprenant tout le nécessaire pour : la salle de bain, le sol, la cuisine…

Vous l’aurez compris, je suis totalement séduite par le concept !

La lessive maison

Photo par Igor Ovsyannykov via Unsplash

 

Ca faisait un bout de temps que je voulais fabriquer moi même ma lessive, pour des raisons écologiques d’abord, économique ensuite mais surtout, pour le fun ! Je trouve ça très gratifiant de faire soi même des produits qu’on utilise tous les jours (voir plusieurs fois par jour avec des bébés en bas âges !). Puis, pas de produits chimiques ni de perturbateurs endocriniens (pouvant avoir des conséquences très néfastes sur plusieurs générations).

 

Le principal frein pour moi ayant été : ne pas trouver tous les ingrédients au même endroit, mais, maintenant, ils sont de plus en plus répandus (chez par exemple La Vie Claire, Leroy Merlin, Naturalisa, Greenweez…) ! Et si vraiment vous ne trouvez pas, vous avez aussi La Box du Petit Crapaud (23€) qui vous envoie tout directement chez vous !

 

Je vous en partage 3 recettes, suivant les ingrédients que vous avez envie d’utiliser.

 

La lessive maison au savon de Marseille

C’est une des recettes de lessive les plus répandues. Il suffit seulement de 4 ingrédients :

Mélanger dans une bouteille de 2 litres :
  • 150gr de savon de Marseille
  •  1 tasse de bicarbonate de soude
  • ½ verre de vinaigre blanc
  • 15 gouttes d’huile essentielle (lavande, tea tree, orange…) [optionnel, pour parfumer]

Préparation :

  • Faites fondre le savon de Marseille dans 2 litres d’eau et ajoutez le bicarbonate de soude et le vinaigre blanc.
  • Mettez dans un bidon.
  • Quand le mélange a refroidi, ajoutez les huiles essentielles.

Remuez régulièrement et avant chaque lavage.

 

La lessive maison au savon noir
Mélanger dans une bouteille de 1 litre :
  • 1 verre de savon noir liquide
  • ½ verre de bicarbonate de soude
  • ½ verre de vinaigre blanc
  • ¼ verre de cristaux de soude
  • 3 à 4 verres d’eau tiède
  • 10 gouttes d’huile essentielle (citron, mandarine, lavande, menthe…) [optionnel, pour parfumer]
  • 1 cuillère à café de lécithine de soja ou tournesol [optionnel, évite que la phase acquise et la phase solide ne se sépare]

Préparation : 

  • Versez tous les ingrédients dans une bouteille et mélangez bien.
  • Vous pouvez ajouter de la lécithine de soja ou tournesol qui permet d’éviter qu’un produit biphase ne se sépare.
  • Vous pouvez aussi repasser le liquide au mixer.
  • Dans tous les cas, cela n’entraîne pas de perte de qualité du produit.
  • Mettez un petit verre dans le bac à chaque lavage, cela suffit pour du linge propre et frais !

 

La recette de Maman Crapaud
Mélanger dans une bouteille de 2 litres :
  • 2L d’eau
  • 60g de copeaux de savon
  • 5 cuillères à soupe de cristaux de soude
  • 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude
  • 10 à 20 ml de fragrance ou huile essentielle [optionnel, pour parfumer]

Préparation :

  • Ajouter l’eau et les copeaux de savon dans une casserole, battre, chauffer 5 à 10min,
  • Y incorporer les cristaux de soude, battre encore
  • Puis, le bicarbonate de soude, et, mixer le tout.

Bien secouer avant chaque utilisation !