Vente des beaux jours

Chapeau Mademoiselle Chapeaux / Robe Nils and happy to see you / Chaussures Bobbies / Tote bag Emoi Emoi

 

Maison Bastille, épicerie-restaurant parisienne du 11e arrondissement, propose, à chaque nouvelle saison, des petites ventes de créateurs. C’est la première fois que je m’y rend et, je ne suis pas déçue !

Cette fois-ci, c’était au tour Nils & Happy to se you – vêtements en lin assortis pour mamans, petites filles et poupées – Happy To se You – poupées fait main en laine véritable et boutique en ligne jouets & maison – et Ticha by sand (bijoux tous mignons, entre liberty, argent et plaqué or), de proposer leurs créations. Je connaissais déjà les 2 premières marques que je suis via Instagram (dont je suis fidèle cliente aussi). L’occasion de les rencontrer en chair et en os !

 

Du coup, j’ai fait mon petit shopping !

 

Je suis fan de ces poupées hands-made et du lin !

Puis d’assortir la robe de sa fille à sa poupée, c’est vraiment une chouette idée !

 

J’ai craqué pour la poupée Vanille aux cheveux bruns et yeux marrons (elle est totalement personnalisable).

J’ai pris la même robe pour Lou et un petit porte-monnaie souris trop craquant assorti.

 

Je me suis choisi une robe et deux pantalons élastiques que je peux porter durant ma grossesse. Les vêtements sont très confortables et le lin est agréable pour l’été.

 

Les créatrices m'ont gentiment offert un bavoir que j'ai zieuté, comme cadeau de naissance !

Ainsi qu'un des deux bébés renards de chez holztiger, jouets d'animaux en bois dont nous faisons la collection.

      

J'en ai profité pour choisir 2 jolies carte (à gauche de chez Cinqmai) en fonction des événements qui vont arriver (la Fête des Mères et un anniversaire prochain) et, le cadeau d'anniversaire d'une amie pour ce week-end.

 

Btw : Maison Bastille propose un brunch le samedi (très difficile à trouver car le brunch est généralement proposé le dimanche) que nous allons nous empresser d’essayer !

Arrêtons de dire aux enfants “t’es pas gentil”

Une phrase qui m’a particulièrement marquée, étant petite. Ma famille parlait de moi à mes frères et soeurs en disant “elle est méchante, ne l’écoutez pas”. C’est vrai que je me battais beaucoup et, souvent, avec mes frères, que je les mordais, griffais…jusqu’à ce que je me rende compte vers 6-7ans que je leur faisais du mal; dès lors, je me suis mordue moi. En fait, j’étais emplie de colère, ça en devenait incontrôlable, insoutenable et, ça devait sortir.

 

Les neurosciences ont fait beaucoup de progrès à ces sujets là. Je me rappelle de la première fois où j’en ai entendu parlé; c’était à une conférence TEDxChampsElysées Education, il y a 2ans. Une scientifique expliquait que notre erreur est souvent d’attendre d’un enfant tel qu’on l’attendrait d’un adulte. Or, son cerveau est encore immature et toutes les connections ne sont pas encore faites ! Elles se font très tard !

Celine Alvarez, dans son livre “Les lois naturelles de l’enfant” nous en parle : l’être humain est la seule espèce qui vient au monde avec un cerveau “non fini”. Cela lui permet de s’adapter au mieux à son environnement, d’apprendre encore et d’approfondir ses connaissances. Le cerveau de l’homme est muable et non figé. C’est une grande chance ! Mais qui peut vite virer au drame si l’on n’en prend pas conscience.

On sait maintenant que l’enfant ne sait pas gérer ses émotions, qu’il est une boule à émotion, qu’il ne comprend pas ce qu’elles sont et qu’il faut l’accompagner dans cette maîtrise, en mettant des mots dessus par exemple, en désignant un “coussin colère” qu’il peut mordre, déchirer ou frapper quand il en ressent le besoin.

La crèche de notre fille a eu une super démarche  vis à vis de cela. Tous les parents ont été conviés à une réunion d’information concernant la violence chez l’enfant, justement, pour nous y éduquer et, palier aux mauvaises habitudes trop souvent inscrites, notamment chez les générations passées. Non, un enfant ne fait pas de caprice.

Etant petite, ma mère disait souvent que j’étais capricieuse. C’est vrai, je pleurais beaucoup, et, quand j’étais frustrée, surtout. Mais je n’ai jamais compris pourquoi elle disais ça car au fond de moi je ressentais vraiment une profonde tristesse ! C’est cette sensation qui faisait arriver les larme et non le fait de vouloir l’objet en question ! Dès lors, en grandissant, je me suis naturellement dit “mais pourquoi un enfant ferait-il des caprices? Quel intérêt?” Moi, à travers l’objet désiré, je cherchais surtout l’amour de ma mère; quand on comprends cela, ce n’est plus un caprice, n’est ce pas ?

 

“Beaucoup d’adultes ne parviennent pas à gérer leurs propres colères et ne sont pourtant pas étiquetés de « capricieux » ou « colériques ». Alors, pourquoi prêter des intentions de la sorte à des enfants dont le cerveau est en pleine construction et par conséquent immature et fragile ?” JF Belmonte, “La colère n’est pas un caprice”

Dans son livre « Regarder l’enfant comme un Être en devenir », Estelle Piffre cite Catherine Gueguen à ce sujet :

« Nombre de parents se plaignent que leur enfant de 3 ans fait des caprices dans les magasins, hurle et se roule pas terre. Mais c’est normal à cet âge ! La partie du cortex qui contrôle nos impulsions ne commence à mûrir qu’entre 5 et 7 ans. En dessous de 5 ans, le cerveau archaïque et émotionnel domine et l’enfant se contrôle difficilement. Il ne s’agit ni d’un caprice, ni d’un trouble pathologique du développement. »

 

Alors, suffit les “laisse le crier, ça lui fait la voix” ou encore les “oh tu peux le laisser pleurer un peu, si tu accoures à chaque fois il va s’y habituer et tu seras son esclave !” Nous n’avons jamais compris ces remarques avec mon mari. Nous partons du fait que, si nous faisons des enfants, c’est d’abord à nous de nous caler sur leur rythme et non le contraire. Ils ne sont pas “une contrainte”, on leur a donné la vie, à nous de les accompagner dedans ! Ils ne sont pas autonomes et nous nous devons de leur montrer le chemin, leur tenir la main, les élever. Et les élever on seulement dans le sens “éduquer”, mais aussi “élever” en hauteur, pour faire d’eux les meilleurs qu’ils puissent être. Sans nous projeter à travers eux, en respectant leurs choix différents aussi, en tant qu’individus uniques.

Je traine depuis des années (depuis toute ma vie en fait) une énorme peur de l’abandon et, j’ai une petite idée d’où elle peut provenir. En effet, si l’enfant n’est pas rassuré par ses parents (ou ses êtres les plus proches), il va toujours avoir peur ! Il ne sait pas raisonner comme un adulte ! Il va justement se dire “rien ne sert de pleurer, personne ne viendra” et creuser une angoisse.

 

“Quand on ne répond pas aux besoins émotionnels de l’enfant, cela génère du stress et des troubles du comportement (agitation, anxiété, déprime) et cela fabrique des adultes qui ne sauront jamais gérer leurs émotions.” Catherine Guegen, pédiatre, qui, formée à l’haptonomie et à la Communication Non Violente (CNV), a fait découvrir au grand public, grâce à deux livres à la fois accessibles et savants, les notions de bienveillance, d’empathie .

 

Dans “Le pouvoir des bébés” de Daniel Rousseau, l’auteur, à travers les différents récits de bébés placés en foyer avant d’être en famille d’accueil, explique bien cela. Les bébés cherchent quelqu’un qui peut prendre soin d’eux, les rassurer. On pourrait penser quel va forcément se tourner vers ses parents, mais quand eux là ne sont pas capable d’en prendre soin pour quelques raisons que ce soit, quand ils ne peuvent pas se “connecter” à leur bébé, le bébé va chercher, tel une borne wifi, un “appareil” qui lui peut le capter. Si le bébé reste seul, dans un environnement où on ne prend pas en compte ses émotions, ses besoins, il se taira, se laissera mourir, ou, ne se développera pas comme “il faut”.

J’étais une enfant dite “timide”, qui n’avais pas d’amis à l’école jusqu’à la dernière classe de maternelle. Je tirais la tronche sur les photos et, j’ai le souvenir d’une maison sombre et vide. Je ne veux pas que mes enfants vivent cela. C’est si simple. Les mamans doivent suivre leur instinct, la nature est bien faite. Si les pleurs d’un bébé nous sont insupportables, c’est bien pour une raison non ?

Je peux vous assurer, que ma fille, je l’ai portée non stop durant ses premiers mois de vie, fait du co-dodo (carrément la laisser dormir sur moi en fait) pour qu’elle dorme la journée, voire la nuit parfois, bercée 20 minutes avant chaque siestes pendant des mois, répondu à chaque pleurs en la rassurant, je lui ai toujours dit “au revoir, à tout à l’heure, je reviens dans tant de temps et intel va s’occuper de toi en attendant” à chaque fois où je devais faire une course sans elle, etc.

Maintenant, elle a 11 mois, tout le monde continue de nous dire qu’elle est exceptionnellement sage, qu’elle fait sa petite vie (à la crèche), qu’elle est très éveillée, et non capricieuses ou je n’sais quoi d’autre.

Le texte de Floriane, Le Mythe des Mauvaises Habitudes est très parlant à ce sujet.

 

Alors non, l’éducation positive n’est pas un mythe, une nouvelle lubie ou mode, et, nous avons encore beaucoup de progrès à faire à ce niveau là, mais, petit à petit, nous construisons des générations meilleures, plus altruistes, plus épanouies et, moins malades. Le monde appartient à nos enfants, donnons leur alors toutes les chances de le vivre pleinement. La bienveillance en est l’ingrédient clef.

 

Bibliographie

Comprendre les mécanismes chez l’enfant

Le Pouvoir des Bébés, de Daniel Rousseau, collection Poches Marabout

Les lois naturelles de l’enfant, Céline Alvarez, les arènes 

 

Elever son enfant avec bienveillance

Appliquer la pensée Montessori chez soi, d’Emmanuelle Opezzo, Poche Marabout

 

Une pratique facile au quotidien

Maman et Bébé zen, de Gilles Diederichs & Olivia Hurtebize, Larousse

121 Astuces de sophrologie & autres petits bonheurs, éditions Le Soufle d’Or

 

Apprendre à canaliser les émotions de l’enfant

Martin le lapin a trop de choses dans la tête ! Louison Niellant & Thierry Manes, éditions Fleurus 

Mon temps calme avec Noah le panda, Louison Niellant & Thierry Manes, éditions Fleurus 

 

Mon BABI

“Voilà. Il m’aura fallu 2 ans. 2 longues années pour enfin accepter et réussir à dire « Oui, mon fils est un BABI ». La première fois que j’y ai pensé, il devait avoir 5 ou 6 mois. Et puis j’ai enfoui cette pensée bien profond, en me disant qu’on ne pouvait pas ranger les gens dans des cases, et encore moins les bébés.

J’ai mis 2 ans avant d’accepter et de prononcer ces mots, non pas parce que c’est une tare. Non. Mais parce qu’accepter que son enfant soit un BABI, c’est admettre – pour moi – qu’on ne pourra jamais lui donner entière satisfaction, qu’on ne pourra jamais combler ce vide. 

Un BABI, c’est quoi ? C’est un Bébé Aux Besoins Intenses. J’aime pas trop cette appellation car tous les enfants ont des besoins, plus ou moins intenses. Pour moi, un BABI, c’est un bébé intense, tout court.

C’est un bébé dont le réservoir affectif n’est jamais rempli, quoique tu fasses. C’est un bébé qui ne se repose pas, jamais. C’est un bébé qui ne dort pas, sauf peut-être un peu sur toi. C’est un bébé qui a besoin de toi, TOUT LE TEMPS. 

C’est un bébé qui panique quand tu le poses dans la pièce et que tu vas dans la cuisine préparer le dîner du soir. C’est un bébé qui hurle quand tu as l’outrecuidance de le coucher dans son lit.

C’est un bébé qui fait ses nuits à 2 ans, 3 ans, 5 ans… C’est un bébé qui s’endort tous les soirs sur toi. C’est un bébé qui entre dans une colère noire quand tu lui expliques qu’il a un frère, qui a aussi besoin de toi. C’est un bébé qui se vexe quand il se cogne ou quand il fait tomber un jouet, et qui se jette par terre comme si c’était la fin du monde. C’est un bébé qui est capable de pleurer une heure, deux heures, et peut-être plus, s’il n’a pas le contact dont il a besoin. C’est un bébé qui ne veut que les bras mais qui n’est PAS câlin. C’est un bébé tourmenté.

C’est un bébé que tu regardes parfois en te disant « SERIOUSLY ?! » tant tu restes désemparée face à ses réactions. C’est un bébé que tu regardes aussi parfois en pleurant, en te demandant comment faire pour le rendre heureux. C’est un bébé avec qui rien n’est fluide, rien n’est acquis, rien n’est écrit. 

Pour une Maman, un BABI c’est l’impression de ne jamais être à la hauteur. C’est l’accumulation de nuit hachées voire blanches. C’est l’impression de donner, donner, donner sans que tout ce qu’on donne ne soit jamais suffisant. C’est porter des heures, parfois jusqu’à en avoir mal, parfois jusqu’aux larmes, juste pour que bébé s’abandonne enfin et se repose. C’est rester plusieurs jours sans se laver parce qu’on a le cœur brisé de l’entendre pleurer le peu de temps qu’on passe sous la douche. C’est avoir honte en société, et faire semblant de sourire quand les gens disent « Oh mais quel caractère bien trempé, dites-donc ! ». 

Avoir un BABI, c’est se demander un nombre incalculable de fois ce qu’on fait mal. 

Avoir un BABI, c’est repousser constamment ses limites, jour après jour.

J’écris ces mots sans jugement, sans arrière-pensée. Ce n’est pas un texte « à charge ». C’est un constat. C’est comme ça. On est intense ou on ne l’est pas. 

Ma chance dans toute cette histoire, c’est que je suis une AABI, adulte aux besoins intenses, une hypersensible si tu préfères. Mes colères sont noires, ma tristesse infinie, mes joies explosives. Je vis chaque émotion sans filtre, comme si c’était la première et la dernière. INTENSE. C’est épuisant. Mais je n’y peux rien, c’est la vie, c’est ma vie. Avec le temps, j’apprivoise ce caractère et je parviens à mettre une petite, toute petite distance entre mes émotions et moi, entre les émotions de mon BABI et moi.

Intense. Il est intense. Je ne parviendrai jamais à le combler, c’est comme ça. Je continuerai d’essayer pourtant. Parce que c’est ce que font les mères. Elles font tout, elles donnent tout. Elles restent là, dans le calme, dans la tempête, dans la joie, dans le désarroi. Je suis là. Je flanche, je tombe, je me relève. 

Avoir un BABI, c’est aussi se découvrir une force insoupçonnée. Avoir un BABI, c’est apprendre de soi autant que de son enfant. Avoir un BABI, c’est peut-être une de mes plus grandes fiertés, finalement.”

Delphine, maman de 2 garçons (2ans et demi & 13 mois).

La Baby Shower de Jude

Hier nous avons fêté l’arrivée prochaine de baby Jude avec sa baby shower. Il arrive encore parfois qu’on me demande “mais qu’est-ce que c’est?”; eh bien c’est tout simplement une fête qui nous vient des States pour fêter l’arrivée du bébé alors qu’il n’est pas encore né (J’ai découvert ça lors de la fin de mes études à New York : je suis passée devant un bar avec une grande bannière où on pouvait lire “Baby Shower” à ‘entrée, des ballons bleu et blanc à l’intérieur et un gâteau de couches trônant au milieu de la pièce et, je me suis posée exactement la même question) ! On m’a aussi demandé un jour “fêter la venue du bébé alors qu’il n’est pas encore là ? Mais à quoi ça sert ?” Il y a une certaine logique à cela : eh oui, après l’accouchement on a ni l’envie ni la force de fêter quoique ce soit ! Autant que ce soit avant.

 

Généralement, tout un tas d’activités sont organisées lors de cette journée spéciale – deviner ou aider à choisir le prénom du futur bébé, peinture sur ventre de la future maman, demander à chaque invité d’ apporter sa photo de lui  bébé et faire deviner à tous qui est qui, etc. – moi, je préfère miser sur la simplicité : une belle déco’, de jolis et bons gâteaux et, mes amis ! Ca me fait déjà très plaisir de voir tout le monde et ça fait une belle occasion, pour nous parisiens qui n’avons le temps de rien (c’est malheureux) ! J’ai confiance en leur sens de l’humour et leur skills sociales pour pouvoir animer la journée sans devoir prévoir quoique ce soit (étant déjà event planer au boulot…).

J’ai mixé les gâteaux, biscuits et quiches home made avec quelques achat chez des pro’ (des recettes un peu plus compliquées que je ne maitrise pas encore); comme par exemple avecles superbes sablés décorés de chez Vanessa Vinh qui ont eu un francs succès ! Je connaissais déjà Maison Germain (à Nantes, qui livre à Paris) mais son carnet de commande étant surbooké jusqu’à la rentrée (!!!) je me suis empressée de trouver une solution de secours et je n’en suis pas peu fière. N’ayant eu Vanessa (très aimable) que par sms et mail, le résultat est plus qu’ escompté : les sablés sont aussi beaux que bons !

Généralement encore, c’est une journée “entre filles”; j’ai souvent eu plus d’amis masculins que féminins donc là encore je ne fait pas de ségrégation ! Sinon il n’y aurait personne haha.

La coutume veut que l’on apporte un cadeau pour le bébé dont c’est le jour. J’ai opté pour une cagnotte Leetchi pour participer à la chambre Tartine et Chocolat de Jude, puisque, nous avons déjà tout ce qu’il nous faut en terme de…tout ou presque ! Bébé Lou étant déjà passée par là…

Cette journée aura donc permis de marquer le coup dans un ambiance conviviale et bon enfant.

 

Ballons et décoration My Little Day (demandez moi d’être votre marraine !)
Lettres magnétiques SEBRA
Tartelettes à la confiture de tomate épicées, fait maison
L’original cheesecake, fait maison
Quiche tomate-mozza, fait maison
Sablés décorés de jolies lettres composant le prénom de Jude, Vanessa Vinh
Sablés animaux, fait maison
Meringues achetées en boulangerie
Assiettes Flamant
Vase Bloomingville
Coussins d’assise Madura

 

Revivre la baby shower de Lou (bientôt sur le blog)…

 

 

Tartelettes à la confiture de tomates épicée

Pour 20 tartelettes
Temps de préparation : 25 minutes / Temps de cuisson : 45min

 

Ingrédients

Pour la confiture de tomates

270 grammes de pulpe de tomates sans la peau

1 gousse de vanille

2 étoiles de badiane

200 grammes de sucre en poudre

1/2 citron jaune

 

Pour la génoise

2 oeufs

50 grames de cassonade

50 grammes de farine

  1. Préparez la confiture de tomates. Concassez grossièrement la pulpe de tomates et faites chauffer doucement avec le sucre, le citron coupé en lamelles, la gousse de vanille coupée en deux et grattée et, la badiane, ce, pendant 30 à 35 minutes. Retirez ensuite les rondelles de citron, la vanille et la badiane, puis, versez dans un pot à confiture.
  2. Préparez la génoise. Préchauffez le four à 180° (th. 6). Séparez les blancs des jaunes d’oeufs. Fouettez les jaunes et la cassonade jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez la farine et mélangez encore. Montez les blancs en neige et incorporez-les délicatement au mélange.
  3. Graissez les moules à tartelettes et déposez 1 cuiller à soupe de pâte environ dans chaquemoule. Enfournez pour 10 minutes.
  4. Dès la sortie du four, faites une empreinte, grâce au dos de la cuiller à soupe, au milieu de chaque tartelette et démoulez. Garnissez les tartelettes de confiture de tomate.

Le tour est joué !

La version barquettes est possible aussi si vous-en possédez les moules appropriés bien évidemment.

 

Astuce : pour vérifier la cuisson de la confiture, placez une petite assiette au congélateur pendant 5 minutes puis déposez-y une goutte de confiture. Si elle se fige, c’est que la confiture est prête !

 

Consommer responsable

Nous y venons de plus en plus; face à cette terre dévastée par les générations passées et tout ce que les Trente-Glorieuses et le Capitalisme ont mis en place, nous sommes de plus en plus sensibilisés à prendre soin de notre environnement. Nous avons pris conscience qu’en consommant mieux, nous pouvions changer les choses : c’est la part du Colibri (dont je peux vous raconter la jolie petite histoire une prochaine fois si vous ne connaissez pas). Malgré les événements récents (Cf les élections), je reste persuadée que si nous commençons par changer nos habitudes, petit à petit, cela changera le monde en profondeur.

Je vous conseille de lire l’article d’Angel, une ancienne camarade de classe de Lycée à moi, qui, s’est entre autres lancée dans le glanage (= faire la fin des marchés pour ne pas gâcher) et la vie sans frigo : Change toi d’abord et tu changeras le monde. Un vieil adage qui garde encore toute sa jeunesse.

 

À la maison nous avons opté pour ces petits gestes quotidiens qui font toute la différence :
  • Lilo en moteur de recherche sur l’ordi de mon chéri (le moteur de recherche qui finance les projets sociaux)
  • Les couches lavables Hamac (dont je vous ferai part dans un autre article)
  • Les lingettes lavables toutes douces pour bébé
  • Je vais tester aujourd’hui même la lessive home made (dont je vous ferai part aussi)
  • Ainsi que les produits d’entretien ménagers home made (liquide vaisselle, désinfectant toute surface…)
  • Utiliser du savon solide détachant composé à 100% d’ingrédients naturels
  • Acheter français, créateurs et, de proximité un maximum (que ce soit fruits, légumes ou fringues) et, même si c’est plus cher, ça dure plus longtemps !
  • Boycotter Zara & H&M (entre autres) car ils polluent les eaux d’Asie
  • Mon chéri est vegetarien du coup je ne mange généralement de la viande qu’au restau’ ou chez des amis
  • Utiliser des cabas & toutes bags (très tendance et légers) ou caddies (comme les vieux mais très pratiques) pour faire les courses
  • Faire plus à manger soi même (on commence par le facile : gâteaux, quiches, pâtes, legumes, gratins…)
  • Consommer un maximum bio
  • Et, de saison (en plus c’est meilleur pour le corps!) : pour ceux et celles que cela intéresse, Comme des Papa nous propose son calendrier des fruits & légumes de saison
  • Acheter au maximum en vrac (gâteaux, pâtes, riz, blé, lentilles…)
  • Eliminer les essuie-tout et les remplacer par des chiffons et serviettes de table en coton
  • Eliminer les lingettes désinfectantes pour le sol (bien pratiques cependant) et les meubles; les remplacer par cette bonne vielle serpillère, par des chiffons en microfibres et un plumeau
  • Ne laver les pyjamas de bébé que tous les 2 jours (ils ne touchent pas directement la peau, mis à part les bras et jambes et, ma fille ne transpire pas beaucoup)
  • Idem pour nos pantalons et pulls adultes (sauf si vraiment ça chlingue!)
  • Regarder des pubs sur Goodeed (permet de faire un don gratuit en échange du visionnage d’une pub)

Tout cela, je le fais depuis ma 1ère grossesse, pour la santé de mon bébé et, j’ai vraiment envie de donner de bonnes bases et un bon exemple à mes enfants; on sait que les habitudes se prennent dès le berceau et que les enfants apprennent en imitant !

Et vous, qu’avez-vous mis en place ?

Ventes privées chez Smallable

Ca y est, on y arrive, c’est la saison des ventes privées ! On s’y attendait un peu sans savoir quand exactement elles allaient tomber, sachant que la période de solde est pour mi-juin. Eh bien c’est chose faite, depuis ce matin, avalanche de spams et, parmi eux : la vente privée Smallable, ma boutique préférée déco-design / mode-maman, bébés, enfants &Papa.

En voici ma sélection

 

DECORATION & MOBILIER

  • Bavoir à carreaux dorés Lurex Ecru LOUIS LOUISE (-20%) 15,20 € au lieu de 19,00 €
  • Assiette Yummy en mélamine Or Gris clair DONE BY DEER (-20%) 7,20 € au lieu de 9,00 € 
  • Gobelet Yummy Contour en mélamine Or Rose DONE BY DEER (-10%) 8,10 € au lieu de 9,00 € 
  • Bougies d’anniversaire Animaux MY LITTLE DAY (-30%) 3,50 € au lieu de 5,00 €
  • Taie d’oreiller lin lavé Boho Vieux Rose MAISON DE VACANCES (-20%) 58,40 € au lieu de 73,00 € en 50×70 et (-20%) 63,20 € 79,00 € pour la version carrée 65×65.

 

JOUETS & LOISIRS

 

  • Mobile musical montgolfière Bleu CAM CAM (-30%) 24,50 € au lieu de 35,00 €  
  • Couffin pour poupée Rose pâle CAM CAM (-30%) 27,30 € au lieu de 39,00 €
  • Set de lettres magnétiques en bois fille Multicolore SEBRA (-20%) 23,20 € au lieu de 29,00 €
  • Set de 4 crayons à papier forêt Multicolore KIKKERLAND (-20%) 4,00 € au lieu de 5,00 € 
 Et vous, qu’avez vous aimé ?

Notre week-end cocooning en famille

Nous avons profité du long week-end du 1er mai pour nous offrir une un petit moment de détente, rien que nous 3 (et demi). J’avais besoin de me ressourcer, rêvais de moments en famille, avec la contrainte de ne pas avoir plus de 40min de trajet à cause des contractions possibles et de mon dos en vrac. En scrutant sur internet, je tombe alors sur cet article des Louves – webzine haut de gamme “women & mothers” – qui, me séduit de suite ! J’en avais assez de chercher et farfouiller le net, trop d’info tue l’info et hop, ni une ni deux, j’appelle l’hotel et je réserve.

Au téléphone, une aimable hôtesse/réceptionniste me reçoit et nous composons ensemble mon week-end de rêve, sans que je n’ai trop à préciser quoique ce soit; c’est fluide, elle me propose quelque chose qui correspond à mes envies et surtout, mon budget fixé !

J’opte pour le brunch du dimanche; notre table avec chaise bébé est réservée pour 11h. Je garde notre après midi pour nous installer dans la chambre, pour la sieste de Lou, et, si l’envie nous chatouille et si le temps est clément, une douce promenade digestive au bord de l’étang. Je choisis la chambre supérieure avec vue sur le jardin, plutôt que celle de la gamme d’au dessus, en me disant qu’elle sera assez bien pour nous et, m’offre à mon dos et moi, un soin future maman pour le lendemain, au spa Caudalie dont dispose le lieux. Le petit-déjeuner est inclu dans la formule et je choisi le bistro plutôt que le restaurant étoilé (à tester la prochaine fois !). Le tout pour 550€. La formule supérieure ne rajoutait que 100€ (donc valait vraiment le coup) mais j’ai préféré être raisonnable car je sais par expérience que nous avons toujours de petits extras imprévus au programme.

Dès notre arrivée, nous sommes émerveillés par l’endroit : un petit jardin très bucolique, rosiers tombants, petites fontaines, tables rondes en fer forgé blanches disposés ci et là sur de petits cailloux crèmes.Le lieux avait rempli sa mission : nous évader et surtout, nous faire oublier qu’on était restés à Paris ! Quelques marches d’un escalier en bois nous mènent vers “La Paillote”, où notre fameux brunch nous attend patiemment. De belles tartes et patisseries trônent sur une table en vieux bois de caractère, au milieu de pains, confitures, jus et autres mets ayant l’air délicieux. Nos yeux sont écarquillés et l’eau nous vient à la bouche ! Même Lou s’est régalée de fraises, bout de croissant et yaourt fermier nature au miel Alain Milliat !

Le brunch est hyper copieux, nous en somme plus que ravis et ne commandons même pas le laitage du menus, au risque de devoir rouler jusqu’ à la chambre !

    

La balade digestive continue de nous emporter dans cette vibe de bien-être et d’évasion. L’étang est calme, entouré de verdure et de jolis arbres que Lou apprécie en les pointant du doigts et en nous demandant de commenter par des “tah ?”, parsemé de bancs en bois, on continue dans le champêtre ! Un joli endroit où les canards, poules d’eau, chiens en promenades et vieillards assis vivent en harmonie. On s’y sent paisibles et reposés.

  

Cerise sur le gâteau : la chambre très spacieuse et très joliment décorée, réconfortante, délicate, douce… Toutes les chambres sont équipées de baignoire (impératif avec un bébé) ! Le spa avec vue sur les étangs, les conseils de la praticienne et les produits de qualité proposés par Caudalie. Enfin, le petit cadeau de bienvenue offert à petite Lou; un lapin doudou de chez Doudou & Compagnie avec brodé “Les Etangs de Corot” en vert, s’il vous plait ! Si c’est pas la classe ça !

  

 

Tarifs & Réservations
Chambre à partir de 185€ la nuit
+33 (0)1 41 15 37 00
contact@etangs-corot.com
reservations@etangs-corot.com
Spa Vinothérapie® Caudalie, soin modelage femme enceinte 108 euros, soin du corps à partir de 66 euros.
Tél : +33(0)1 41 15 37 70
spa@etangs-corot.com

Mon rituel du matin

Tous les matins, une fois ma fille à la crèche, je savoure mon petit moment sous la douche – toute jeune maman sait à quel point une bonne douche chaude où l’on prend son temps est désormais devenu un luxe parmi tant d’autres – et, ai mon petit rituel cocooning, moment où je peux prendre soin de moi, seule, tout en farniente.

Je sors de ma douche bouillante – j’aime l’eau quand elle est à 42° ce que ni la peau de mon mari ni celle ma fille ne peuvent supporter – je met une noisette de crème ultra riche visage au beurre de karité de chez l’Occitane (la texture est top, vraiment fondante, ni trop dense ni pas assez) sur mon visage, j’attrape mon portable où la radio (Nostalgie) est allumée, enroulée dans ma serviette éponge mousseuse, je jette mes crèmes sur le lit, avant de m’y jeter moi même, je lézarde un instant, et, quand je suis prête, je commence…

J’attrape d’abord le sérum double action anti-vergeture de chez Eve & Rose, une superbe marque de cosmétiques bio engagés pour futures et jeunes mamans (50% des bénéfices sont reversés à des associations caritatives dont Children of the Mekong), puis, je me le badigeonne en massant délicatement mon ‘petit’ ventre dans le sens des aiguilles d’une montre (je suis très superstitieuse pour ça, apparement ça ne tournerait pas rond si je faisais l’inverse, donc, dans le doute…). Je me dis que bébé doit le sentir et apprécier lui aussi ce moment tout doux entre lui et moi.

 

Selon ma mère, la crème anti-vergeture est très importante durant la grossesse. C’est mon grand père, médecin, qui lui avait conseillé d’en mettre matin et soir dès les premiers temps de sa grossesse et, comme elle n’a pas eu de vergetures au final, ce fut un succès franc pour elle !
La vérité est tout autre; rien n’a jamais été prouvé dans l’efficacité ou non des crèmes et huiles anti vergetures. Certains diront que ce n’est que purement commercial. Même si, il est certain que le corps de la femme est malmené durant la grossesse : peau qui s’étire, assèchement… L’élasticité de la peau a parfois ses limites ! Dans le cas où, je préfère utiliser ces crèmes; ayant une peau à tendance sèche, ça la nourrit en même temps et, me procure un moment de détente, tranquilou avec moi même et bébé.

 

Le ventre terminé, je continue avec le lait corps nourrissant, toujours de chez Eve & Rose, en massant mes bras, mon dos, mes cuisses. A chaque fois que je suis enceinte, même si je bois énormément d’eau (toujours avoir une bouteille à proximité), ma peau s’assèche encore plus vite. En effet, bébé a besoin de beaucoup d’eau et pompe sur les réserves de maman ! Puis il faut dire que l’eau de ma ville est un peu calcaire aussi, ce qui n’aide en rien la chose.

Enfin, je conseille pour celles, comme moi, qui ont souvent les jambes lourdes (rétention d’eau durant la grossesse) d’utiliser ce superbe gel jambes légères de chez Thermaliv; il procure une sensation de frais et relance la circulation sanguine. Pour le coup l’appellation dit vrai ! C’est très agréable. Je prends soin de bien masser chacun de mes mollets et, après ça, je m’étale et profite du confort de la couette fraiche et molletonnée sous le poids de mon corps.

Normalement à ce moment de la journée je ne me sens pas encore lamantin (vous savez, ces énorme phoques blancs, échoués sur la plage). C’est bien le soir où, le ventre tiré par le dîner et, les courbatures et muscles tourmentés par la journée à porter ces nouveaux kilos, je n’arrive plus à me déplacer aussi aisément et demande à mon homme de me soulager le dos et le bassin avec l’huile anti vergeture, très fluide et agréable au toucher. Ca, c’est mon super rituel de coucher, de temps en temps, quand il veut bien !

 

Et vous, quels sont vos petits rituels bien-être ?

 

Mamy blue

Témoignage sur le vague à l’âme fauchant les jeunes mères


” Il est là juste à côté de moi. Il dort.

Je contemple son profil parfait, sa bouche en cœur, sa peau douce, ses cheveux soyeux, son nez minuscule.
Cette merveille est née il y a à peine trois semaines. J’ai été conquise à la seconde où la sage-femme l’a posée contre ma poitrine. J’ai désiré cet enfant, je l’ai aimé lorsqu’il était dans mon ventre, et je continue à l’adorer considérablement.
Pourtant…

Pourtant, ma tristesse est un puits sans fond.
La faute à la chute d’hormones, il paraît. Il paraît aussi que le “baby blues” touche quasiment toutes les mères, a fortiori lorsqu’il s’agit du premier enfant. Mais les articles sur le sujet s’accordent à dire que cette déprime ne dure que quelques jours, voire quelques heures, et disparait aussi vite qu’elle est venue.
Depuis que je suis rentrée de la maternité, toutes mes journées sont ponctuées d’au moins une crise de larmes. Pas celles du bébé, les miennes.

Je me sens vide, je me sens seule, je me sens impuissante, je me sens moche. J’ai perdu le sourire, l’envie d’agir, de sortir, d’avoir des projets. La moindre critique me fait craquer. Je suis épuisée. Les paupières me brûlent, la poitrine aussi. Je suis incapable de redresser la barre, de me raisonner, de tenter de voir les choses sous un angle positif. J’ai l’impression d’être piégée. Il ne s’agit pas que d’une métaphore, je me trouve bien prise au piège des murs de notre appartement. Accrochée au canapé, prête à dégainer le sein aux premiers signes de faim de mon petit garçon.

Je n’ai pas d’autre perspective que ses rares et courtes plages de sommeil pour me permettre de manger, me doucher, faire un minimum de ménage. Si par bonheur j’ai du temps supplémentaire une fois tout cela accompli, je me retrouve face à moi-même, à mon vide intérieur.

Je ne sais comment le combler. J’ai l’impression que tout s’est effondré depuis que mon bébé est là. Ma joie de vivre. Mon ventre, aussi.
Ce petit être n’est en rien responsable, et je culpabilise à l’idée d’associer sa naissance à autant de mal-être.

C’est comme si sa venue mettait en lumière mes failles. Je n’avais déjà pas confiance en moi, mais la situation s’est empirée depuis que je me dois d’être responsable d’un enfant. J’étais pétrie de doutes, mais mon anxiété s’est décuplée. J’avais du mal à accepter mon corps, mais maintenant j’en ai honte. Je me posais beaucoup de questions sur mon avenir, mais aujourd’hui c’est la notion même d’avenir que je ne parviens plus à appréhender.

Je ne vis plus qu’au jour le jour. Quand je me lève le matin, j’ai hâte que la journée se termine. Je n’ai plus de plaisir en rien. Je mange n’importe quoi pour remplir le vide. Mon accouchement a détruit le fragile équilibre intérieur que j’avais bâti ces dernières années. Il a levé le voile qui cachait la béance de ma psyché.

Je n’ai rien vu venir, c’est une lame de fond qui m’a engouffrée par surprise. J’avais pourtant été si heureuse d’être enceinte… Je me sentais au bord d’une nouvelle vie pleine de promesses. Je ne pensais pas qu’à l’instant où mon fils naîtrait, je replongerai dans les abysses. L’expression “donner la vie” ne pourrait être plus juste, car c’est la mienne que j’ai l’impression d’avoir donné.

Heureusement je ne suis pas seule à me réveiller la nuit, à tenter de calmer les pleurs du bébé, à changer les couches, à donner le bain, à être aux aguets. Je ne suis pas seule à être exténuée. Je voue maintenant une admiration sans borne pour les mères célibataires, car j’aurais sombré dans une profonde dépression si je n’avais pas été accompagnée.

Mais le soutien logistique de ma moitié ne me permet pas de régler mes conflits intérieurs. Ni d’atténuer les conséquences des variations hormonales. Ni de soulager l’épuisement de l’allaitement. Ni de répondre à mes questions ou de lever mes doutes. Au contraire, je culpabilise d’autant plus d’être dans cet état face à lui.

J’essaye de lui cacher, de me contenir. Je ne veux pas qu’il se sente lui-même impuissant, qu’il ait l’impression d’avoir un fardeau à gérer. Je ne veux pas que mon spleen l’atteigne. Malgré cela je sais qu’il n’est pas dupe, les choses se ressentent sans que l’on ait besoin de mettre des mots dessus. Alors je me dis qu’il va nécessairement s’éloigner pour ne pas se laisser contaminer. Qu’il va moins m’aimer car il ne connaissait pas cette partie sombre de moi. Comment pourrait-on m’aimer avec cette mélancolie permanente ? Me désirer avec ce corps-là ?

Et puis je déteste le mois de novembre. En plus du deuil de ma vie d’avant, il faut que je fasse celui de la chaleur et de la lumière.

On me dit qu’il faut que je sorte. Que je m’évade de l’appartement. Je suis d’accord, j’ai besoin d’air. Mais que faire dehors, dans le froid, avec un bébé de moins de 3 semaines ? Une énième promenade dans le quartier pour respirer, en arpentant des rues résidentielles que je connais par cœur, et contemplant les arbres se dépouiller avec le vent ? Je suis tellement fragile en ce moment que la seule vue des feuilles mortes flottant sur le canal morne de Pantin me fait pleurer.

Il parait aussi que je dois travailler mon mental. Ne pas laisser les pensées négatives prendre le dessus. Mais quand la déprime me terrasse, les larmes ont besoin de couler, c’est plus fort que moi. Et quand elle disparait, elle me laisse une migraine qui m’assomme en souvenir.
J’ai hâte d’en sortir.

Dans cette grisaille opaque il y a tout de même quelques rayons de soleil qui transpercent les nuages. Les sourires esquissés de mon fils, le contact de sa peau contre la mienne, son odeur, ses grands yeux. La fierté. L’amour inconditionnel.

Ma grossesse a commencé par des nausées, elle se termine par le mal de mère. Que j’espère éphémère… “

Marie Colin, 34 ans.